Tatacoa: entre les déserts et les étoiles

Le désert de Tatacoa: deux jours entre déserts et nuits étoilées

 

Tatacoa, Colombie-10

Arrivée au désert de Tatacoa

 

Pour se rendre aux déserts de Tatacoa, nous savions que le trajet allait être une mission galère! En effet, nous sommes partis de notre hostel de Papayan à 6h30 du matin pour nous rendre au terminal de bus où nous pensions que notre premier bus partait à 7h. Finalement, il n’est parti qu’à 8h et bien sûr nous avions les places les plus pourries du mini bus: celles du fond! Alors là il fallait s’accrocher sachant que 70% de la route n’est en fait de la piste pour Pitalito, les 5h de trajet en mode shaker ne nous ont pas tellement plu! Une fois arrivé à Pitalito, nous avons pris un autre mini bus pour Neiva pendant 4h avec un changement de bus qui nous a pas été dit avant à Ibague. Une fois à Neiva, ce n’est toujours pas fini, il nous restait 1h pour arriver au désert de Tatacoa avec un taxi pickup. Autant vous dire qu’une fois arrivés à bon port après 12h pratiquement dans les transports, nous étions rincés! Une petite bière rafraîchissante était la bienvenue. Nous arrivons de nuit à l’hostal Noche de Saturno dans le désert.
Ici, on peut dormir soit dans des hamacs, soit en tente soit en chambre. Il n’y avait plus que les hamacs de dispo mais ceci nous allait bien; c’était l’occasion de tester un nouveau mode de dodo!

Les déserts gris et rouge de Tatacoa

 

Une des particularités de la Colombie est la diversité des paysages que recense ce pays. Nous sommes passés par des régions très vertes, vallonnées, montagneuses et là nous sommes face à un paysage plat, aride et désertique. Il y a ici deux types de déserts: le désert gris appelé Los Hojos et le désert rouge appelé El Cusco. Le soleil tapant fortement durant la journée, il est conseillé de partir visiter ces lieux tôt le matin. Notre hébergement étant placé juste en face du désert rouge, il est facile d’y aller à pied, il y a seulement à traverser la route. Par contre, le désert gris étant plus loin, on peut louer des vélos, des chevaux, marcher ou y aller en tour organisé. N’ayant pas trop le courage de pédaler sous la chaleur le lendemain et étant fatigués de la journée passée, nous avons  pour une fois réservé pour le lendemain un tour avec pickup et guide pour le désert gris.

Le désert gris

Le lendemain, départ à 8h30, nous sommes 9 de notre hostel à faire le tour avec comme guide la fille de la patronne de l’hostel. Nous n’aimons pas tellement les tours organisés mais l’avantage de ce tour est qu’on a eu des explications sur l’endroit que nous visitions pour une fois. On n’aura pas payé pour rien 😉 On marche parmi les roches érodées par le temps et lits de rivières asséchés. On distingue les différentes couches de roches suivant les millions d’années passées avec l’évaporation de l’eau présente auparavant à cet endroit. La roche est friable et dure par strates. L’érosion des roches a dessiné des formes plus ou moins étranges. Des plantes, arbustes et cactus apportent une petite touche verte à ce paysage gris. La fin du circuit se termine par une piscine naturelle dont l’eau provient d’une rivière souterraine. On s’y arrête 1h pour que ceux qui veulent aillent se baigner mais nous passons notre tour. L’entrée est de 5 000 pesos. Nous repartons ensuite vers l’hostel, fin du tour, il est 11h30. Ce jour là, il n’y a pas de grand soleil, les nuages ont permis de filtrer les rayons du soleil, du coup il n’a pas fait aussi chaud que nous le pensions. Ce n’est pas un mal. Nous déjeunons et attendons la fin de l’après midi pour visiter le désert rouge une fois la relative grande chaleur de ce jour passée.

Le désert rouge

 

En milieu d’après-midi, le ciel étant toujours bien couvert, nous sortons voir le désert rouge situé en face de l’hostel. Le paysage est bien plus coloré, plus joli à notre goût. Toute la couleur rouge apporte un côté chaleureux à ce paysage. On se promène dans le creux de la petite vallée créée par ces formations rocheuses. La présence des nombreux cactus montre vraiment la sécheresse du lieu. Nous avons beaucoup plus apprécié ce désert que le précédent. Au détour, des monticules nous rencontrons un couple de Français également tourdumondiste, Bénédicte et Alexis du blog capturelemonde avec qui nous sympathisons. Nous dînerons ensemble le soir même et passerons les jours suivants à Salento ensemble.

Se perdre dans les étoiles

 

Un des avantages d’être dans des déserts est d’avoir un ciel clair sans pollution lumineuse pour observer les étoiles (bon sous réserve qu’il n’y ait pas non plus de nuages ;)). Il y a un observatoire non loin de l’hostel où tous les soirs il est possible d’en apprendre un peu sur les constellations et d’observer des étoiles au télescope. Toute la journée il a fait gris et nuageux, nous espérons une éclaircie en fin de journée pour pouvoir en observer. Par chance, le ciel se dégage et nous décidons tous les 4 d’aller à l’observatoire. L’entrée est à 10 000 pesos par personne pour une heure d’explication et d’observation par le directeur de l’observatoire. Nous nous retrouvons entre touristes et locaux à écouter sagement les explications tout en ayant la tête tournée vers les étoiles. Notre guide du ciel nous montre les constellations et galaxies grâce à son super laser vert tel un Jedi! Il nous montre les étoiles caractéristiques formant les différentes constellations parmi les milliers d’étoiles, les étoiles filantes et même la station spatiale internationale ISS que nous avons pu voir passer. Il a vraiment l’oeil notre guide pour pouvoir retrouver ces fameuses étoiles parmi tout ce bazar d’étoiles!
Ensuite nous passons derrière les deux télescopes sur pieds pour observer la planète Mars et la planète Saturne avec ses anneaux.
On ressort de cette petite soirée à des années lumières de la Terre ravis de cette expérience. Nous voulions faire une telle soirée à San Pedro de Atacama au Chili avec de plus gros télescopes fixes et en apprendre sur les constellations mais la météo durant notre séjour n’était pas de notre côté. Nous avons donc pu nous rattraper et apprécier ce moment.

Si vous avez envie de voir des paysages différents du reste de la Colombie comme des déserts, dormir en hamac et observer des étoiles, nous vous conseillons vraiment de passer par Tatacoa. Malgré le trajet assez long pour y arriver cela vaut la peine 😉

Informations pratiques désert de Tatacoa

  • Se rendre dans le désert de Tatacoa depuis Popayan: prendre un mini bus jusque Pitalito (25 000 pesos -5h de route non asphalté) . À Pitalito prendre un bus jusque Neiva (20 000 pesos – 4h). À Neiva prendre une jeep au terminal de bus (15 000 pesos – 1h).
    Le trajet à été vraiment long !
  • Où dormir dans le désert de Tatacoa : Noche de Saturno 12000 pesos en hamac ou 8 000 si vous avez votre tente ou encore 20 000 pesos par personne pour une chambre. Il y a une piscine mais il faut payer 5 000 pesos. Endroit sympa. Repas à 10 000 pesos. C’est le seul hotel où il y avait du monde pendant notre séjour.
  • Tour désert gris avec guide : 30 000 par personne en passant par notre hôtel. Trop cher à notre goût malgré les informations. Vous pouvez également louer des vélos pour 5 000 pesos par heure. Il faut en moyenne 3 heures pour la visite et l’aller / retour. Un conseil partez tôt!

Mathilde et Philippe

En couple depuis 7 ans, nous partons en septembre 2015 pour un voyage d'un an autour du monde. Au programme: Asie, Océanie et Amérique du Sud. Nous partagerons avec vous nos aventures durant cette année folle qui nous attend. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires !

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